| L'Orient
Express Hôtel Capwell, Santa Barbara |
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Au printemps 1985, La Mesa et le State Street bar commencent déjà à avoir fait leur temps. Place à un nouveau haut lieu de la restauration de Santa Barbara : le restaurant l'Orient Express.
C'est en cadeau à sa fille que C.C. Capwell décide d'offrir à Eden la gestion de l'aménagement du 10ème et dernier étage de l'Hôtel Capwell. Celle-ci, en souvenir du lieu de sa rencontre avec Cruz Castillo, son fiancé, décide de dédier le restaurant à venir au célèbre train, dont il reprendra le décor et la classe.
On accède à l'Orient Express par l'ascenseur de l'hôtel, qui mène à l'accueil du restaurant, siège stratégique de Mark, le maître d'hôtel. Mark, tout comme les différents serveurs du restaurant, est habillé avec un uniforme sombre (bleu nuit) qui n'est pas sans créer un parallèle avec les contrôleurs de train. De là, le client peut se diriger soit vers le bar, soit vers la salle de restauration.
Le bar, situé à la gauche de l'entrée, est assez sombre, sans fenêtres. Un papier-peint et des tentures marrons et noires chamarrées emplissent les murs, tout autour du comptoir derrière lequel on peut prendre un verre et quelques biscuits apéritifs avant de dîner. Quelques tables finissent de remplir l'espace, très passant car ouvrant aussi sur les toilettes, dont l'accès est caché par un rideau au fond de la pièce. Parmi les barmen de l'endroit, on pourra se souvenir entre autres de Gus Jackson.
Pour rejoindre la salle de restaurant, on peut dès lors soit repasser par l'accueil en montant quelques marches, soit lever un autre rideau qui sépare les deux pièces.
Beaucoup plus spacieuse et lumineuse, la salle ressemble à s'y méprendre à un wagon-restaurant du célèbre train. Le long des fenêtres, des tables sont alignées et séparées par de hautes banquettes et des barres de couleur dorée, afin de rappeler les compartiments du train.
Du côté des tables "compartiments" s'ouvrent des fenêtres encadrées de tentures crème. Ces fenêtres ressemblent à s'y méprendre à des fenêtres de train. Du fait de la situation du restaurant, on a par ces fenêtres une très jolie vue sur la baie de Santa Barbara et sur l'océan.
Au
milieu de la pièce, d'autres tables (jouissant d'un peu plus d'espace),
carrées et rondes, accueillent les clients. Les chaises et les banquettes sont
de couleur crème afin d'apporter un peu de lumière dans la salle qui, de par
sa décoration, semble confinée. Les couverts y sont dressés en permanence,
les verres toujours remplis d'eau - même sans clients ! Au fond de la
salle, complètement sur la droite, un passage donne accès aux cuisines et au
fond à gauche à un ascenseur de service.
L'endroit, réputé et très chic, est pourtant fréquenté par toutes les classes de la population. Même les ennemis des Capwell viennent s'y restaurer, se retrouvant ainsi évidemment souvent face à leurs détracteurs, propriétaires des lieux.
L'Orient Express survivra à un premier drame le jour-même de son inauguration : l'effondrement de la verrière qui lui servait de toiture, suite à la chute de Carla, une tueuse traquant Kelly Capwell.
Puis
ce sera un incendie qui viendra ternir les lieux, le jour du mariage de leur
propriétaire, Eden, avec Cruz Castillo, suite à une explosion orchestrée par
Marcello Armonti. Le restaurant servira aussi de cadre au mariage annulé entre
Mason Capwell et Santana Andrade, cette fois en 1986.
A noter qu'à la fin de 1988, les murs de l'Orient Express seront subitement repeints en blanc, un moyen de gagner en luminosité, mais qui fera perdre de son charme et de sa classe à l'endroit.